1. Des faîtières du secteur de la production audiovisuelle chez le Ministre de la Communication et des Médias

Depuis son accession à la tête du Ministère de la Communication et des Media, le Ministre SIDI TIEMOKO TOURE, Porte-parole du Gouvernement, ne cesse de multiplier les rencontres avec les acteurs du secteur. Il a à cette occasion, reçu en audience deux organisations professionnelles, notamment l’Association des Professionnels Privés de l’Audiovisuel (APPA) et la Conférence des Producteurs Audiovisuels de Côte d’Ivoire (CPACI).

Après les civilités d’usage et prenant en premier la parole, la Conférence des Producteurs Audiovisuels de Côte d’Ivoire, par la voix de sa présidente Patricia KALOU, a égrainé les doléances de sa corporation. Ce sont entre autres, le besoin de formation au sein de la famille des producteurs audiovisuels, ce qui faciliterait des productions de qualité, le problème de financement dans le secteur, l’acquisition de matériels performants et enfin le souci de l’achat des productions audiovisuelles, vu le défi de la libéralisation de l’espace. Son organisation caresse le vœu de voir ses productions achetées à un prix minimal garanti afin de permettre aux acteurs de vivre pleinement de leur art.

La Présidente de la CPACI a également soumis au Ministre de la Communication et des Media, deux projets. D’une part, l’organisation en avril 2019 de la nuit ivoirienne du 7ème art (la NISA) dont le lancement se tiendra le 6 décembre prochain. Cette cérémonie a pour but de récompenser les meilleurs producteurs et acteurs du secteur et également rendre hommage aux pionniers de la production audiovisuelle.  Et d’autre part, la mise sur pied d’une commission paritaire du cinéma et de l’audiovisuel pour l’attribution de cartes professionnelles et d’un observatoire de visa pour le contrôle des productions audiovisuelles.

Pour l’Association des Professionnels Privés de l’Audiovisuel, représentée par messieurs CHEICK Yvan et KONE Ismaël, il a été question des problèmes relatifs à la télévision numérique terrestre (TNT), notamment la diffusion sur le satellite dès le démarrage sans contrepartie financière, le plaidoyer pour des coûts de diffusion abordables, la question de la saine concurrence et surtout la problématique du transport du signal.

Cette audience a permis au Ministre de la Communication et des Média de réaffirmer à ses hôtes que le Gouvernement est à la tâche jour et nuit de faire rayonner tout l’écosystème du secteur.  Il a ensuite indiqué que la politique nationale de communication (PONACOM) qui fut l’objet d’un séminaire à Bassam, prendra en compte la plus part des préoccupations du secteur de la communication et des médias. Tout en rassurant les uns et les autres de sa disponibilité à toujours œuvrer pour des consultations directes ou indirectes, afin de s’assurer des équilibres, monsieur SIDI TOURE a ajouté que « le plus important pour l’Etat, c’est de réguler le secteur, de s’assurer que le minimum d’équité existe et est respectée pour que chaque acteur puisse en tirer profit. »